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Actions publiques sur la Côte

La clé d'une amélioration: la régularisation collective

La politique migratoire helvétique produit toujours plus de sans-papiers, et atteint ainsi les limites de la logique. Donato di Blasi, du Movimento senza voce, formule ainsi une exigence envers le Conseil fédéral: « La politique de la Suisse envers les sans-papiers est l'une des plus grandes hypocrisies de notre politique interne actuelle.Puisque Mme la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga l'a elle-même récemment reconnu, elle doit maintenant s'en préoccuper.  Nous ne demandons rien de moins qu'un changement de cap. »

Au sujet des mesures qui pourraient être prises afin de concrétiser un tel changement de cap, Moreno Casasola  explique: « Il est grand temps que nous envisagions des solutions aussi efficaces que réalisables. Pour ce faire, il suffit de jeter un rapide coup d'œil historique au-delà des frontières suisses pour reconnaître qu'aucune voie politiquement réaliste ne permet de contourner le soi-disant « drapeau rouge » de la régularisation collective. »  Plus de 100 organisations et partis politiques ont soutenu la pétition et ses revendications.

Les pétitions, un travail de longue haleine

En 2009, trois pétitions ont permis à la population des villes de la Côte d'exprimer son appui aux personnes "Sans-papiers" qu'elles côtoient quotidiennement. Les conseils communaux se sont maintenant tous prononcés favorablement, acceptant de transmettre nos demandes aux instances concernées.

C'est maintenant à Renens que la récolte des signatures a commencé.

Ces pétitions demandent aux autorités communales des villes concernées:

    "de soutenir publiquement la régularisation des travailleuses et travailleurs sans statut légal disposant d'un contrat de travail conforme, cotisant aux assurances obligatoires.

    de promouvoir le respect de la règlementation du travail de la part de tout employeur qui engage, dans [les villes concernées], une personne sans statut légal, notamment dans le secteur domestique

    de garantir aux migrants en situation irrégulière l'accès aux prestations sauvegardant la dignité humaine (accès à l'aide d'urgence, à la protection juridique, aux soins, à l'éducation)."

La pétition munie de 710 signatures d’habitants de Nyon a été approuvé le 22 janvier 2009 par une large majorité du Conseil communal qui l’a transmise à la Municipalité. Cette dernière a répondu le 26 avril dans une longue lettre.

Elle se dit d'emblée sensible à la situation des sans-papiers et rappelle que les principes et les actes fondateurs de notre pays donnent les mêmes droits et obligations à celles et ceux qui y vivent. Elle souligne aussi le risque considérable que prennent actuellement les clandestins qui entreprennent des démarches pour régulariser leur situation. Soucieuse de ne pas donner l'impression d'encourager la clandestinité, la Municipalité rappelle aussi son peu de compétences sur une situation qu'elle qualifie d'insatisfaisante. Elle invite tous les employeurs nyonnais à respecter, pour l'ensemble de leurs employés, le droit du travail en vigueur, rappelant aussi les droits assurés aux personnes sans papiers. Enfin, elle appelle à un grand débat démocratique sur le sujet, au niveau fédéral.

Le 8 avril 2009, une délégation de notre association a remis 570 signatures d’habitants de Gland à la présidente du Conseil communal et le 12 novembre ledit Conseil a accepté la même pétition à une très confortable majorité.

Le 1er septembre, le Conseil communal de Morges a accepté, là aussi à une majorité très nette, de transmettre aux instances concernées notre pétition, munie de 669 signatures de Morgiens.

Participez avec nous aux Cercles de silence

Les cercles de silence sont une manifestation silencieuse pour appeler au respect de la dignité des migrants, quel que soit leur statut ou leur absence de statut et pour protester contre les conditions faites à certaines catégories de migrants, les Sans-Papiers mais aussi les "cas Dublin", nombreux à Nyon et qui risquent, pour beaucoup d'être rapidement expulsés vers des pays (Grèce, Italie) qui ne leur offrent qu'une survie précaire, les "NEM" et autres requérants déboutés.

Le cercle de silence, auquel chacun est invité à participer, est généralement suivi d'un recueillement oecuménique et d'un pic-nic canadien. Le dernier a eu lieu  à Lausanne le 10  décembre, il a eu pour thème la Convention européenne sur les droits des migrants et de leurs familles, que la Suisse n'a pas ratifiée. Le prochain aura lieu le 10 décembre, à St Laurent à Lausanne.

Pour en savoir plus, vous pouvez visionner le reportage de la TSR réalisé à l'occasion d'un précédent cercle de silence, à Yverdon.